Un peu d'on mais sans œufs.

L'attente

dans la catégorie Vases communicants

Pour sa onzième participation aux vases communicants, c'est avec un grand plaisir qu'un peu d’on mais sans œufs accueille, pour le mois de juin 2014, Êve De Laudec.

Le thème que nous avons choisi - ou qui plutôt s'impose à moi en ce moment est celui de l'attente. Aussi, Êve et moi avons décidé de nous enliser ensemble... Vous découvrirez ici son texte qui m'a beaucoup touchée ; ses mots justes qui sont ceux que moi-même je n'arrive plus à poser depuis des mois, prisonnière de ma propre attente muette. Et vous trouverez mes Destinées latentes chez elle, sur l'emplume et l'écrié.

Donc, place aux mots d'Êve (que je remercie) :

Je ne sais pas pourquoi, ni qui ni comment, mais j’attends.
Enfin, j’attends, c’est beaucoup dire, je suis en suspension, en ouverture, en réception, en Ô, si un simple clin d’œil me faisait signe, en passant, un passant, peut-être, mais il faudrait que je sois dans la rue, ou ailleurs dans un lieu où ça passe, et pas seulement le temps qui passe et que je retiens fortement serré contre moi, il se débat, je n’ai plus beaucoup le temps d’attendre quand qui quoi…
J’attends sans coulant sans passant, dans où personne ne vient, dans où rien ne chante ni ne pleure ni ne parle ni ne bouge, dans où j’attends.
Attente macrophage, nourrie de toutes les phases, plus j’attends plus j’attends et moins je sais qui comment pourquoi.
Dans l’attente, le pire c’est la fixité, l’abandon du mouvement. Figée, figée, plus de respiration, immobile sans début, sans fin, un état.
L’important n’est pas d’attendre, quelque chose, quelqu’un, un sourire, un paquet poste, un jour, un évènement, le déluge qui finira par arriver, du moins le croit-on, l’espère-t-on, le redoute-t-on. L’attente n’est pas liée à son objet, elle est en soi léthargie épaisse, visqueuse, comme la bave mica de l’escargot sur le bitume un jour de pluie. Elle a sa propre existence. Elle est apathie envahissante, collée serrée, collet ferré, étrangle idée, étouffe pensée, second état, pointillé sans apostrophe, en basse tension. Elle chape ouateuse d’où l’on ne s’échappe pas.

J’ai tendresse pour une fillette de 13 ans qui attendait

L’attente de la vie
Pour atteindre la mort
L’attente de faire des bulles
Et de les voir crever
L’attente dans l’angoisse
Appréhender l’attente
L’attente de voir couché
Le soleil qui s’élève
L’attente perpétuelle
Des heures sur le cadran
L’attente de briser
Les vitres des fenêtres
L’attente d’un orage
L’attente d’un sourire
L’attente dans son corps
Et les poings sur les tempes
L’attente d’espérer
Après le désespoir
L’attente désespérée
De l’espoir reperdu
L’attente de l’ivresse
Devant un verre de larmes
L’attente de comprendre
Pourquoi l’on est captif
Et de guetter le vent
Avant de s’évader
L’attente du bonheur
Qui fuit entre les doigts
L’attente de pouvoir
Quand on ne peut attendre

Toi, qu’attends-tu ainsi ?
Rien. 1963

2014. Elle attend toujours.
Elle ne sait toujours pas ce qu’elle attend, sinon le rien.
Elle a juste pris conscience que son attente du rien, c’était déjà quelque chose, et qu’elle vient de dépasser l’attente.
Peut-être peut-elle maintenant vivre, sans attendre.


Que sont les vases communicants ?

A l’origine du projet, deux hommes : Jérôme Denis (Scriptopolis) et François Bon (Thiers-Livre). L’idée de départ : le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre. A charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement…

« Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre. »

Merci à Brigitte Célérier qui tient à jour, mois après mois, un blog sur lequel vous pourrez découvrir l’ensemble des rendez-vous des vases communicants.


Vases et autres contenants

dans la catégorie Vases communicants

Pour sa dixième participation aux vases communicants, un peu d’on mais sans œufs accueille, pour le mois de mai 2014, François Le Niçois.

Pour ces vases-là, François a justement proposé le thèmes des vases (bouteilles, flacons, amphores, encriers ou autres contenants). Vous trouverez donc les amphores de François ici, et mes points de suspensions renfermés dans une boîte chez lui.

Donc, place à François (que je remercie) :


Les amphores sont-elles des vases communicants ?

Utilisées dans l’Antiquité pour communiquer les liquides entre les villes, les peuples du pourtour méditerranéen, les amphores sont aujourd’hui présentées dans des musées comme ici celui d’Arles Antique pour communiquer entre les époques.

Amphores.jpg

Photo © François Le Niçois

Que sont les vases communicants ?

A l’origine du projet, deux hommes : Jérôme Denis (Scriptopolis) et François Bon (Thiers-Livre). L’idée de départ : le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre. A charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement…

« Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre. »

Merci à Brigitte Célérier qui tient à jour, mois après mois, un blog sur lequel vous pourrez découvrir l’ensemble des rendez-vous des vases communicants.


Des fils, des lignes

dans la catégorie Vases communicants

Pour sa neuvième participation aux vases communicants, c'est avec un grand plaisir qu'un peu d’on mais sans œufs accueille, pour le mois d'avril 2014, Nolwenn Euzen.

"Travailler non pas sur contrainte mais libre inspiration, imprégnation de l'univers de l'autre. Résonances, échos, fils. A partir de petits bouts, mots, textes, ou de l'ensemble. Sans chercher à lier mais en travaillant l'écoute, la réceptivité, un peu comme en musique, ou comme on reçoit l'autre dans le contact. En se demandant ce que la production de l'autre éveille chez soi. Ce qu'on a envie d'accueillir un moment, ce qui fait écho, tangente, émotion, énergie. On sent beaucoup de choses en se lisant, et cela suffit à ouvrir des fenêtres pour écrire. Sans se mettre de pression de réussir ou faire bień.
Juste être à un moment chez l'autre." (Nolwenn Euzen)

C'est donc de cette manière que sont nés quelques mots :
les siens - tricoté partant de mes mots puis délié dans les siens - ici ;
les miens "les mains moites" imprégnés d'un précédent échange que Nolwenn avait eu avec Jean-Marc Undriener ; et que j'avais particulièrement aimé.

Donc, place aux mots de Nolwenn Euzen (que je remercie) :

Les tics et les tacs trop bruyants tu me dis qu'il faut qu'il fallait les trains trop pressés l'ordre des choses une bonne fois pour toutes sur le quai de gare le monde impuissant les tics et les tacs trop bruyants c'est moi qui m'y noie les métaphores m'échappent il faudrait les choix les saisons le bout de mon nez les dents de "c'est pas bien" dis merci les excréments sois singe oh ma douleur et tiens toi dans ma phrase les tics et les tacs trop bruyants les oreilles une enceinte le monde y évapore ses bruits je ralentis son grain je n'ai peut être pas commencé à le toucher dans la fierté du bleu j'ai trop serré mon rêve la peau déborde me capte en été j'y verse mes saisons il ne faut pas que je me quitte mais ai-je ėté foutue de rentrer les tics et les tacs trop bruyants de tout rentrer petits pas sans appui la langue à danser du talon aux consonnes vertèbres sans accents

Ciel.jpg

Que sont les vases communicants ?

A l’origine du projet, deux hommes : Jérôme Denis (Scriptopolis) et François Bon (Thiers-Livre). L’idée de départ : le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre. A charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement…

« Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre. »

Merci à Brigitte Célérier qui tient à jour, mois après mois, un blog sur lequel vous pourrez découvrir l’ensemble des rendez-vous des vases communicants.


Le nombril de l'oubli

dans la catégorie Fragments de quotidiens

oublie la norme les saisons les apparences et les frontières
oublie ce qu'on t'a dit ce qu'on a voulu te dire ce que tu as cru entendre
oublie ces os qui pointent ce gras qui fond ces corps cadavériques qui ne seront jamais en bonne santé ailleurs que dans les magazines
oublie ces secrets promis juré je le répèterai pas bien trop lourds pour tes épaules
oublie ce que la vie le monde les autres ont fait de toi ont voulu faire de toi
oublie ces bourrelets que tu traînes à tes pieds à tes hanches dans ta tête
oublie ces gloussements autour ces sourires en coin ces doigts derrière
oublie les chiffres les podiums les tomates et ta balance

oublie cette ombre - que je ne suis pas
cette ombre au regard noir au regard vide au regard cerné par la folie du monde
cette ombre qui te fuit toi le passant qui te penches un peu trop sur elle
cette ombre qui erre ici et là ballotée par les rayons du soleil des lampadaires
oublie cette ombre - que je ne suis pas
cette vilaine vilaine ombre au tableau
si beau si beau tableau d'un monde qui va bien

oublie cette ombre que l'on ne voit pas quand je ne vois qu'elle oublie ce cri que tu n'entends pas qui perce ma bulle de silence à moi - oublie oublie-la oublie-les oublie si
oublie ce qu'ils t'ont dit ce qu'ils ont voulu te dire ce que tu as cru entendre
sans que j’aie eu mon mot à dire - oublie ces maux que je n'ai pas dits
oublie ma folie mes tempêtes mon arrogance et mes artères
oublie ce pas qui recule oublie mes fesses rebondies qui cognent contre le mur
oublie cette main qui heurte ta joue oublie cet écho vide de sens
oublie cette voix que tu n'entends pas cette voix qui hurle pourtant
que je ne t'aime plus que je ne t'ai jamais aimé que je n'ai jamais aimé personne
oublie cette voix que tu distingues au loin cette voix qui pourtant ne dit rien
oublie ce sang oublie ce fourgon blindé oublie ce corps démantibulé

oublie cette ombre - que je ne suis pas
oublie cette fille souriante à l'écoute aimante que je n'ai jamais vraiment été
oublie cette ombre - que je ne suis pas
oublie cette fille qui a oublié d'être femme homme quelque chose de moins creux
oublie cette ombre - que je ne suis pas
oublie cette ombre qui m'a suivie séduite caressée embrassée avalée et vomie
oublie cette ombre qui n'a plus faim
de frites de carpaccio d'amour ou de vivre
oublie cette ombre qui rendra sa folie au prochain virage

oublie ce mois de février qui soleil qui pluie beaucoup trop fort pour lui
oublie ces marques noires au creux de mes cuisses oublie ces tranchées sur mes bras oublie que je n'ai jamais eu n'ai pas n'aurai jamais un corps parfait photoshopé
oublie ce qu'on t'a dit ce qu'on a voulu te dire ce que tu as cru entendre
oublie qu'on a oublié de te montrer comment faire ce qu'on t'a dit de f… tais-toi
oublie ces larmes oublie ces châteaux de sable oublie mes bras
oublie que je ne suis pas Kate Moss
oublie que demain n'existe pas
oublie que papa maman l'amour n'existent pas
oublie que j'ai faim n'ai plus faim ai faim… tais-toi

oublie la norme les saisons les apparences et les frontières
oublie cette ombre mon nombril qui ne sait plus se taire
oublie oublie mais surtout ne te souviens jamais que tu as oublié

Nouvelle contribution chez les Impromptus Littéraires.
Thème : "Le droit d'oublier".''


Quand mes amis se mettent en demeure de se ranger, avant pas tard

dans la catégorie Le coin d'Adamian

La nostalgie de choc des camaraderies interrompues où baigne le sourire trompe mes loisirs.
Un arrière-monde où les systèmes planétaires s’interrogent sur la trajectoire qu’ils vont décider pour leur course lumineuse.
Incarnée au moindre courant d’air qui gouverne le sentiment d’autrefois à la dérive
Et doit infléchir le cours des destins sous les baisers de la nue.
Ne pas être lancé sur la trajectoire de l’homme, c’est arrêter de croire que tant qu’on sourit
On a encore une raison de vivre.
Errance sans frontières, exsudant le saturnisme qui mine l‘astre solaire, et arme pour l’ascension d’ombre lunaire cendreuse comme un éteignoir.
Voici mon raid de toute éternité dans le compagnonnage littéraire en me donnant tout un monde d’abandons pour otage ;
Cherchant des itinéraires vertigineux d’exil comme qui dirait qu’il se fait la matrice nourricière des Muses !

Pour nous, l’alcool et la clope, ça rapprochait, ça isolait, ça différenciait.
La berline des larmes pouvait couler à pleins bords,
Et les lèvres ne s’entrouvraient que pour les excès immodérés, les accès de rage en propos délibérés, et les abcès d‘effusion et d‘apostume.
Nous tenions à parts égales la rêverie, l’émotion, et la révolte, qui se transmuaient en peur panique.
Le frisson montait du cœur et ne faisait pas de quartier.
Le rire faisait rage sur les lèvres irraisonnées.
Nous n’aurions jamais été moins étourdis que ces jours. Ni moins insurgés.
La poussière des jours nous renvoyait dans nos foyers d’intoxication, d’où l’on trouvait à brosser le zèle de parler du fond de la confusion.
Voie de salut ou de perdition dans ce spleenétique bonheur,
Ça nous a donné un cœur ému d’alcool qui dégorgeait de fièvre répondant à la soif de chacun.

Nous étions une embrassade d’éternité sur les joues de ceux dont le visage est crispé, un spasme amoureux sur la poitrine de celles dont le corps est noué ; ivres de chair fraîche sans laquelle la divagation aurait peu de raison d‘être.
Nous plaisaient d’un cœur sûr celles que nous faisions vivre.
Reportions-nous sur elles l’insatisfaction d’avoir subi la seule étreinte vibrante de leur mélancolie douce ? Nous pour qui le battement de cœur fut jamais de s’entendre… l’affliction sacrée était pourtant distincte de nous.
L’odeur profonde, précise de sentiments inconscients, que nous leur aurions devinée crachait dans notre forcènerie hypnotique,
De cette même grandeur qui se donne aux sourires de fin de vie,
Sous les traits de quoi (traits d’un autre âge, et qu‘on voudrait renvoyer sous un autre burin) on veut nous présenter une béatitude native qui tiendrait ses états. En cela le sourire de qui croit avoir bien vu et reste frappé de cécité.
Nous n’avions pour bagage qu’un fardeau sentimental qui nous précédait dans un passé qui évoque encore des chansons qui ont fui.
Nul ne doutait des étincelles qu’il y avait dans nos poitrines
Et qui mettaient à l’obscur de vos yeux le bon éclat.

Outre une tendance mégalomaniaco-paranoïde à contracter quelques inimitiés, nous tendions notre page vers la marge et avions garde de ne jamais manquer de sophistication misanthropique, face aux foules conquises au salut des armes, à la fibre patriotarde, en situation de citoyens soudés à l’excès comme des germes de folie.
(Nous moquions beaucoup aussi l’impérieuse nécessité dont les masses entouraient ce qui touchait à leur diable de confort.)
Nous faisions de la corde raide entre empathie et cynisme, confondus dans le vacarme causé par la présence de la moindre gouape décente et pudique, dont nous ne nous sommes jamais plu à conquérir la sympathie humaine qui allait fort peu avec nos procédés indélicats en coup de sonde, et notre résonnance d‘écume. Parfois, les plus belliqueux de ladite gouape professaient pour le tumulte guerrier un culte soudain jusqu’à nous envoyer le bourre-pif que nous mettions tant de grâce à mériter. Mais le nœud à leur estomac n’était pas peu lâche.
Nous débordions d’un certain talent dans l’art secret de ne plus nous faire sentir, et il aurait fait beau voir que nous ne voulûmes pas nous ériger en une demeure littéraire en actes.

Nos velléités de littérature venaient toucher bas
Aux pays d’absurdité en furie nihiliste
Comme nous nous montrions impossibles.
D’aucuns essuyaient les plâtres sous notre pète de folie, prolongeant uniformément le but initial du monde que nous nous donnions à atteindre.
Du moins avions-nous le raffinement de croire qu’on est hostile à ce sur quoi on veut bien s’arrêter.

Sensation caressante revenue d’un passé tout proche
Habité de merveilles fraîches…
Succédané quotidien d’absolu,
Discernement du temps à venir,
Gargouillis de vieux baisers,
Et solitude dans l’espace
D’un sourire qui passe
Pour dire qu’il fait bon vivre.

La fine fleur de l’éternel humain se fanait sur pied, ce qui lui rendait ses racines profondes, pénétrant par ses fibres jusqu‘aux chemins inconnus que déploient les points de lumière d‘un paysage routinier, l‘index pointé vers l‘horizon, un rendez-vous fixé, et les points d’interrogation.
Tout de même, quelle chierie d’être de mouvance paisible
Comme nous sommes désormais !
Se faire un temps calme, c’est avoir l’air un rien satisfait et obtus.
En même temps que tout ce que pointe de sourires dans la vie plate et nue, et le bruit étouffé de la ville qu’épanouissent les reflets du matin devraient étirer l’espérance de l’avenir jouisseur. Lequel pour nous se limite désormais au battement de cœur suivant.
Nous ne récupérâmes pas nos cicatrices fileuses de l‘envers des réalités, le sang battant jusqu’au point d’embrasement au monde désert - l’empreinte qu’ont laissés nos morts.

Depuis, au maximum quand nous nous déchaînons, nous irons jusqu’à cligner trois fois des yeux !
Et l’existence sédentaire, se chambarder d’un flanc sur l’autre dans le lit, c’est l’aventure de notre vie, si vous voulez tout savoir.
Quelle fatigue ! À peine la planète a-t-elle fait un tour de soleil qu’un autre commence.
Nous, auréolés du flamboiement aussi renfrogné qu’on peut l’avoir quand c’est l’hiver, pour ainsi qu’il me paraît avaler sa vie de travers.

À présent désaffamés, monde de s’ouvrir d’un rire déchaîné !
Monde s’ouvrant à l’étouffée des dépaysements intérieurs !
Pris au diaphragme structuralo-branlant des nuits mélancoliques. Mal dans ma peau. Et pire ailleurs. Comme quiconque ne se sent jamais vraiment chez soi. Le cœur en dessous de tout. C’en est fini de ce destin crénelé.
Puisse se lire sur mon visage ces traits d’orage qui vont sur leur déclin, comme pour moduler le sommet de mes larmes dernières que cloue le vent contraire à grands traits…

Au visage arborescent de nos ruminations inabouties, en remembrance !
À celle en qui semblablement je perdrai mes esprits, en espérance…

Par Adamian


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